Julien Spiewak explore le corps comme matière vivante à travers la lumière et la texture. Issu de la mode, il développe une écriture artistique centrée sur l’authenticité. Chaque image capture l’essence et la présence du corps.
Julien Spiewak est un photographe français dont j’ai eu le plaisir de visiter l’appartement parisien un soir d’automne. Son talent artistique trouve ses racines dans la photographie de mode. Le portfolio remarquable de Julien comprend des collaborations avec des noms emblématiques tels que Vivienne Westwood, YSL, Karl Lagerfeld et Versace, ainsi que des séances photo avec des personnalités légendaires telles que Donatella Versace et John Galliano.
Entre mode et art
Pourtant, la passion de Julien a toujours dépassé le cadre de la mode. Il a développé un style unique axé sur la photographie artistique, s’inspirant du design du mobilier, en particulier des détails ornementaux du style Louis XV et du mouvement rococo. Ses explorations l’ont amené à collaborer avec des institutions prestigieuses telles que le Musée de la Chasse et de la Nature, la Maison de Balzac et le Musée Cognacq-Jay.

L’authenticité comme matière première
Julien est fasciné par le jeu des textures — bois, marbre, peau — et la beauté de l’imperfection du corps humain. L’un de ses projets récents comprenait une collaboration avec l’Hôtel Hermitage à Monaco, où il a été invité à créer une série spéciale dédiée à l’hôtel.
Julien Spiewak célèbre la beauté de l’authenticité dans sa photographie, choisissant souvent des personnes réelles comme modèles afin de mettre en valeur les imperfections de la peau. À l’Hôtel Hermitage, il a organisé un appel à candidatures ouvert au personnel de l’hôtel, les invitant à faire partie de sa vision artistique. Cette approche unique souligne le charme de l’individualité et imprègne ses œuvres d’un caractère authentique et chaleureux.
À sa grande surprise, de nombreux employés de l’hôtel ont répondu à son appel.
Il s’essaie également aux motifs asiatiques grâce à un partenariat avec la galerie West Eden à Bangkok, ouvrant ainsi un nouveau chapitre passionnant dans son parcours artistique.

Une vision sans retouche
Le processus créatif de Julien repose sur une formation classique qui commence par des croquis préparatoires définissant la composition et le placement de son œuvre. Il évite Photoshop, préférant travailler avec la lumière naturelle et des textures authentiques pour donner vie à sa vision.
Dans chaque cadre, Julien Spiewak capture non seulement des images, mais aussi l’essence même du corps.
À partir du 7 avril, Julien Spiewak exposera à l’Alliance française de Lisbonne, avant de participer à PhotoBasel en juin, puis aux Rencontres de la photographie d’Arles cet été. Dans le cadre du bicentenaire de la photographie, l’artiste publiera également un nouvel ouvrage réunissant des images inédites, à paraître prochainement en librairie.